Au Bénin, parler des violences sexuelles dans les médias

Le numéro 357 de Café Média Plus du 29 juillet dernier, tenu à la maison des médias a accueilli EKOLAB et la directrice exécutive du Calvif pour débattre sur le thème : « Comment aborder les violences sexuelles dans les médias ». Au cours de cet entretien, nous avons rappelé que les violences faites aux femmes sont ancrées dans la société béninoise.

« Une première violence n’est jamais isolée, car il y en aura d’autres » dixit notre présidente qui demande de ne pas attendre la mort de la femme, majoritairement harcelée et violentée selon les enquêtes par l’homme avant de trouver des approches de solutions à ce phénomène grandissant dans la société. Au regard des explications données par Madame Antonella du Calvif sur les chiffres et les approches de solutions apportées par son organisation vis-à-vis des femmes en situation de violences sexuelles ou conjugales, nous avons appelé à plus d’actions passant par l’autonomisation des femmes axée sur un soutien financier et moral pouvant permettre à ces dernières de ne plus craindre l’après condamnation de leur bourreau en pensant : ‘’que vais-je devenir avec mes enfants si leur père est condamné à une peine d’emprisonnement ? où qu’allons-nous manger ?’’. Mais également il faut travailler à doter des Centres de Promotion Sociale, de maisons d’accueil pour les femmes dans ces genres de situation. Nous interpellons l’Institut Nationale des Femmes pour plus d’actions visant à protéger la femme de ces actes.

Les médias, vecteurs d’informations ont une responsabilité et c’est pour cela qu’Ekôlab exhorte les patrons de maisons de presse à plus d’actions dans le domaine de la formation des journalistes et surtout à investir financièrement pour qu’il y ait plus d’investigations avant publication de toute information. Car pour nous, trouver la meilleure source pour avoir les vraies informations est la chose la plus importante que tout journaliste doit pouvoir faire. Mais aussi consulter les archives et les statistiques publiques afin de mieux aborder les sujets sur les violences sexuelles.

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